La pratique de l’équitation correspond pour beaucoup à un rêve d’enfant. Le contact, la relation privilégiée avec ce noble animal, la possibilité d'être transporté et de partager les plaisirs de cette discipline à plusieurs, sont autant de qualités qui la rendent accessible à un large public, en loisir comme en compétition, pourvu que l’encadrement soit compétent et les techniques employées adaptées et sécurisantes.

L’équitation est le seul sport paralympique où les hommes et les femmes participent dans un concours unique et où le cavalier ou la cavalière, ainsi que le cheval sont déclarés médaillés paralympiques.
Le dressage est la seule discipline équestre incluse dans le programme de compétitions des Jeux Paralympiques.

Public concerné :
Contrairement aux idées reçues, beaucoup de personnes handicapées peuvent pratiquer l’équitation :
– Paraplégiques et assimilés.
– Amputés et assimilés.
– Non voyants et mal voyants.
– Infirmes Moteurs Cérébraux (IMC) et assimilés.
– Personnes atteintes d'un grand handicap (en équimobile).

Organisation de l’activité :
En loisir et sous forme rééducative, cette activité est très prisée par les structures spécialisées dans l’accueil des personnes handicapées. De nombreux centres de rééducation participent à des rencontres sportives (Coupe de France) où sont incluses des épreuves de loisir (concours de déguisement à cheval, slalom au pas). Individuellement, beaucoup de cavaliers pratiquent l’équitation dite traditionnelle, menant à des compétitions de dressage ou de saut d’obstacles.

En compétition sur le plan national :
Championnat national, Coupe de France des clubs, Critérium des Jeunes

Sur le plan international :
Championnats d'Europe, Championnat du Monde, Jeux Paralympiques

Epreuves et réglementation :
Quatre grades de niveau de handicap définissent les catégories de pratique compétitive. À chaque grade correspond des épreuves spécifiques dans les disciplines suivantes :
– Maniabilité
– Dressage
– Concours de saut d'obstacles
– Reprise libre en musique
– Attelage

Matériel utilisé :
Les adaptations de sécurité :
– Casques et étriers de sécurité (obligatoires).
– Selles et rênes adaptées.
– Montoirs (ou lève-personne permettant de hisser certains cavaliers).

Pour les cavaliers déficients visuels, des aides sonores (crieurs) peuvent être proposées. Il existe aussi une forme de pratique adaptée aux personnes atteintes d'un grand handicap, l'équimobile (carriole aménagée pour l'accès en fauteuil roulant) leur permettant de s'adonner au plaisir de l'équitation tout en restant sur leur fauteuil.
Comité Régional Handisport 59/62 Comité Régional Handisport 59/62